|
Edition du 27 Mai 2007 pour
l'Hérault
et du
28 mai
2007
pour
le département
du Gard.
La Fepases met en lumière le travail au noir
Le mois de mai lance
traditionnellement la saison des fêtes pour les animateurs. Celle des mariages,
des ferias, des bals populaires.
Celle, dans le même temps, d'une
économie souterraine qui place le Languedoc-Roussillon en tête des régions
françaises les plus touchées par le travail au noir dans le milieu des
spectacles.
Pour s'en convaincre,
il suffit de regarder les chiffres : chaque année, 4 000 mariages sont célébrés
dans l'Hérault alors que le département ne compte qu'une quarantaine
d'animateurs professionnels inscrits aux registres du Commerce. Ce qui devrait
assurer une bonne saison estivale pour les disc-jockeys déclarés. Or, on est
loin du compte. « Qui alors anime la plupart de ces fêtes ? », interroge
Pascal Roche-Regner, président de la jeune Fédération des entreprises de
production, d'animation, de sonorisation, d'éclairage et de spectacle. Créée il
y a deux ans, la Fepases a pour but « de redonner ses lettres de noblesse au
métier » et a fait de la lutte contre le travail dissimulé son cheval de
bataille dans l'Hérault et le Gard. « Ces gens-là portent préjudice
financièrement aux vrais artistes et à ceux qui respectent la loi, déclare
Pascal Roche-Regner. Ils font du mal à l'économie. L'argent facilement gagné
incite à rester dans l'illégalité. Cette pratique est ancienne, elle est ancrée
dans les mœurs. » Collaborant avec les services de l'État pour démasquer les
fraudeurs, la Fepases met en avant les sanctions prévues par le Code pénal en la
matière : trois en d'emprisonnement et 45 000 € d'amende.
« Si un
projecteur blesse un enfant ou qu'une personne s'électrocute, c'est la
collectivité ou le particulier donneur d'ordre qui est juridiquement responsable
», prévient Pascal Roche-Regner qui pointe « des méthodes immorales,
dignes de vrais voyous ». En particulier par le biais d'internet, qui
facilite l'accès à la promotion artistique. « Ils n'hésitent pas à
télécharger des milliers de morceaux sur leur ordinateur et à afficher leurs
prestations sur un site, poursuit le responsable. Les fraudeurs sont une
menace pour la culture, sans parler du racket et des détournements de fonds.
» J.M. S.
www.fepases.com. |