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Les
principes
La base même d'une association est régie par l'article 1er de la loi
du 1er juillet 1901 : « L'association
est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun
d'une façon permanente leurs connaissances ou leur activité dans un but autre
que de partager des bénéfices».
Le
principe de gestion d'une association résulte de trois conditions qui doivent
être remplies simultanément définies par le Code général des impôts selon
l'article 261-7-1°-d :
-
gestion et administration à titre bénévole ;
-
absence de distribution des résultats financiers directe ou indirectes ;
-
l’actif ne doit pas être redistribué (en cas de dissolution de l'association,
son
patrimoine doit être DÉVOLU à un autre
organisme ayant un but non lucratif).
La fiscalité
Pour
déterminer le régime fiscal d'une association, il convient de procéder comme
suit :
-
l’association entretien-t-elle des relation privilégiées avec des entreprises ?
-
l'association concurrence-t-elle une entreprise ?
- l'activité
est-elle exercée dans des conditions identiques à celles d'une entreprise ?
Si un organisme à but non lucratif intervient dans un domaine d'activité où il
existe aussi des entreprises, il convient de considérer les points
suivants selon
la règle des 4"P :
1) Les produits proposés par
l’organisme
Ce sont les différentes
activités de l'association qui lui procurent des recettes.
Les produits doivent être différents de
ceux proposés par le secteur concurrentiel.
2)
Le public qui est visé
Lorsque la structure s’adresse à un public justifiant le
bénéfice d’avantages
particuliers (demandeurs d’emplois, handicapés, personnes en difficulté
sociale etc.), l’utilité sociale est reconnue.
3)
Les prix pratiqués
Il
convient d'évaluer si les efforts faits par l'organisme pour faciliter l'accès
du public se distinguent de ceux accomplis par les entreprises du secteur
lucratif, notamment par un prix nettement inférieur pour des services de nature
similaire : tarifs modulés en fonction de la situation des clients. Pour
l'établissement de la comparaison les subventions versées par les personnes
publiques ne sont pas retenues quand bien même ces subventions pourraient être
qualifiées de complément de prix.
Cette
condition de prix est réputée respectée lorsque les tarifs de l'organisme se
trouvent homologués par la décision particulière d'une autorité publique; ceci
suppose que l'organisme soit soumis à une tarification qui lui est propre.
4)
La publicité
Pour
se faire connaître, l'association ne doit pas recourir à des pratiques
commerciales : c’est est un indice de lucrativité.
L'organisme
peut procéder à des opérations de communication pour faire appel à la
générosité publique (exemple: campagne de dons au profit de la lutte contre les
maladies génétiques).
Elle
peut toutefois réaliser une information sur ses prestations sans toutefois
que celle-ci s'apparente à de la publicité commerciale destinée à capter un
public analogue à celui des entreprises du secteur concurrentiel.
Pour
distinguer l'information de la publicité, il convient de regarder si le contenu
des messages diffusés et le support utilisé a été sélectionné pour tenir compte
du public particulier auquel s'adresse l'action non lucrative de l'organisme en
cause.
Ainsi,
une association peut présenter les prestations qu'elle offre dans un catalogue
si ce catalogue est diffusé soit par l'association elle-même
aux personnes ayant déjà bénéficié de ses prestations ou qui en ont exprimé la
demande, soit par l'intermédiaire d'organismes sociaux.
En
revanche, la vente de ce catalogue en kiosque, la diffusion de messages
publicitaires payants dans les journaux, à la radio, la location de panneaux
publicitaires, l’appel à des professionnels (agences de voyages, participation
à des foires ou salons dont les exposants sont principalement des
professionnels etc.) sont des éléments susceptibles de remettre en cause le
caractère non commercial de la démarche.
L’utilisation
d’Internet est possible à condition que les pages soient réservées à l’information
du public et ne servent pas de support publicitaire pour des entreprises du
secteur concurrentiel.
En
effet, une association qui aurait recours sur Internet à de la publicité
payante afin de se faire connaître par le biais de bandeaux ou bannières
publicitaires, permettant ou non un accès à son site, recourt à des méthodes
commerciales publicitaires au sens de l’instruction 4 H-5-06 N°208
du 18 décembre 2006.
La zone
géographique de l'association
La
zone géographique dans laquelle la concurrence est susceptible de s'exercer est
la zone d'attraction commerciale (Conseil d'État 1/10/1999 Association
"Jeune France"). Le périmètre géographique à prendre en considération
est donc fonction de la nature de l'activité. Il se limitera à une localité ou
un canton pour une association dont le rayon d'action reste local, mais il
pourra s'étendre au département, à la région voire à la France entière.
A titre d'exemple, on peut citer des associations organisant des spectacles,
des festivals, des compétitions sportives dont la renommée est nationale ou
internationale.
Les associations
fiscalisés
Une
association ne peut de façon habituelle vendre des produits ou fournir des
services que si ces activités sont prévues dans les statuts. L'article L 442-7
du code de commerce précise en effet : " Aucune association ou
coopérative d'entreprise ou d'administration ne peut, de façon habituelle,
offrir des produits à la vente, les vendre ou fournir des services si ces
activités ne sont pas prévues par ses statuts."
A
défaut, elle encourt une amende pénale de 1.500 € au plus, le double en
cas de récidive (article 14 du décret 2002-689 du 30/04/02) ainsi que la
suppression de subventions ou le retrait d'agrément. Les associations dont
l'activité est lucrative sont soumise aux mêmes obligations déclaratives que
les entreprises commerciales : assujettissement à la TVA, taxe
professionnelle, impôt sur les bénéfices…
Pour plus d’information : www.associations.gouv.fr
La
FEPASES est une fédération
syndicale
professionnelle régie par
le Code du travail (article L 411-1
et L 411-2) Elle
est déclarée en Préfecture
du Gard sous le N° W302000658 et au J.O. le 04 avril 2006.
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